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Préparer son voyage vers l’au-delà !

Nous avons choisi les égyptiens pour notre premier atelier de l’année scolaire… un atelier famille que nous avons suivi ensemble et qui nous a beaucoup plu !

Savez-vous que les égyptiens avaient deux craintes : d’une part qu’on les oublie et d’autre part qu’ils n’aient pas assez à manger dans l’au-delà ! C’est pourquoi ils décoraient les murs de leurs tombes de scènes représentant la vie de tous les jours, un peu comme une bande dessinée en somme. On y voit des scènes d’agriculture, d’élevage, de banquets…Ils avaient aussi pour coutume de se faire enterrer avec leurs objets familiers (chaises, vases…). Pour eux, la vie dans l'au delà étant la même que sur terre, il fallait donc pouvoir disposer des mêmes objets ! C’est tellement logique ! Cela plaît beaucoup à Ethel tout cela…et elle commence déjà à se demander ce qu’elle aurait pris comme objets…il paraît qu’à la fin de l’atelier, une activité inédite nous attend… mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant…



Le seul mastaba exposé au musée du Louvre est celui d’Akhethétep, dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il avait une position élevée dans la société égyptienne. Mastaba veut dire banquette en arabe. C’est la construction qui surmontait les plus riches tombes de l'époque des grandes pyramides.

A l'intérieur, une chapelle décorée accueillait famille et visiteurs et servait au défunt à communiquer avec le monde des vivants. Il pouvait ainsi bénéficier de la nourriture et des boissons apportées par ses proches. Et si ces derniers oubliaient de lui rendre visite, des décors de pains, patte de bœuf, volailles, fruits et légumes ornait une table d'offrande en pierre. Ainsi Akhethétep pouvait se nourrir éternellement ! Un regard sur la nourriture suffisait pour ingérer celle-ci. Quelle magie !!!!

Nous avons appris plein de choses. Par exemple, les différentes épreuves que devaient passer le défunt pour accéder à l’au-delà. Le moment le plus important étant la pesée du cœur avant d’entrer dans le royaume d’Osiris, il devait être plus léger qu’une plume ! Ethel a un peu de mal à comprendre…






Ensuite, en atelier, nous nous amusons à dessiner chacun notre mastaba : en gros, ce que nous souhaiterions emmener avec nous dans l’au-delà…il y a de tout : une télévision, un cheval, une plage, des chaussons de danse, des frites et même des brocolis sur le dessin de mon petit voisin… Incroyable, non !


Bonnes vacances !

Nous sommes déjà le 18 juillet et il est grand temps de boucler les valises et d’aller respirer l’air du grand large…

Alors voici quelques derniers conseils pour un bel été au Louvre: 



Profitez sans modération du jardin des Tuileries*, havre de verdure au coeur de la ville, son aire de jeux pour enfants, de ses marchands de glace, ses terrasses de café... ouvert jusqu’à 21h tous les soirs en été : on peut même venir y pique-niquer en famille !


Vous pouvez également participer à une activité organisée par le musée :
- Jusqu’au 31 juillet, des visites pour les familles sont organisées pour vous (« Les chefs-d’œuvre du Louvre », « Qu’est-ce qu’un musée »…).
- A partir du 20 août, après une petite pause, reprise des visites pour les familles (« Toucher pour voir », « Photographier le Louvre »…) et des ateliers pour les enfants (« Dans l’atelier du peintre », « De l’icône au portrait »…).

Pour tout savoir cliquez ici :





Encore une très bonne idée : venez découvrir en famille « le papier à l’œuvre », une exposition présentée par le Louvre et Canson, sur les artistes et le papier, du XVe siècle à aujourd’hui.  
Blanc, coloré, transparent, huilé, tramé ou filigrané, découpé, déchiré ou malmené, récupéré, vous verrez combien le papier est un acteur à part entière du dessin. Et cela donnera peut-être quelques idées pour des activités à la maison autour du papier…












* Pourquoi les Tuileries ?
Ethel n’arrêtait pas de me questionner... Maintenant, je sais !
Ce nom provient des tuiles qui étaient à l’époque fabriquées dans ce quartier. Le palais des Tuileries, construit sur l’ordre de  Catherine de Médicis a été détruit en 1871 par un incendie, il n’existe plus mais le jardin a gardé son nom.




Le visage et ses expressions





Imaginez douze enfants et un adulte avançant masqués dans les salles du Louvre. Non vous ne rêvez pas…nous sommes bien au Louvre et c’est autorisé, seulement dans le cadre de l’atelier « le visage et ses expressions » !

Attention, avec Marianne, l’animatrice de l’atelier, les consignes sont claires : si on porte son masque, c’est motus et bouche cousue – on parle seulement avec des gestes -  et les enfants semblent adorer.

Arrivés dans la cour Puget,  Marianne nous emmène une statue de Jean-Baptiste Lemoyne : « Qu’est-ce que ça raconte ? Observez-bien… l’expression du visage est une bonne piste, puis la position du corps, regardez le bras de la jeune femme… »

Chacun donne alors sa version de l’histoire…




Marianne finit par nous raconter l’histoire qui a inspiré l’artiste. Il s’agit de Pomone, une nymphe qui avait comme passion les vergers et des fruits. Vertumne était désespérément amoureux de Pomone mais cette dernière le repoussait toujours. Alors il se déguisa en bien de personnes différentes pour être près de Pomone.
Un jour, déguisé en une vieille femme, Pomone lui a permis d'entrer pour discuter. Vertumne – sous ses habits de vieille femme -  lui dit beaucoup de bien sur Vertumne. Pomone regretta alors d'avoir éconduit un si charmant jeune homme et alors Vertumne redevint lui-même. Ses vergers ont maintenant deux jardiniers !!

C’est vrai que les sculptures peuvent raconter de sacrées histoires !!
En regardant la statue sous un autre angle, on comprend mieux l’histoire...

Puis Marianne nous questionne : « Est-ce du marbre ? Est-ce plein ou creux à l’intérieur ?  » En fait, c’est simple à retenir, si c’est du marbre, c’est plein à l’intérieur. Le sculpteur utilise masse, marteau, pointe afin de tailler le marbre et enlève peu à peu les morceaux.



Puis nous allons à la découverte d’autres sculptures aux alentours. Ma préférée, c’est le pêcheur à la coquille et Marianne de nous interroger à nouveau « quand un visage sourit, est-ce seulement la bouche ? Regardez bien ! »


« Certaines têtes sont parfois tellement expressives qu’il ne leur manque plus que la parole…Regardez Voltaire… Regardez la vie qu’il y a dans ses yeux».  J’aurais même dit de la malice !



De retour en atelier, chacun commence à personnaliser son masque.
A chacun de décider comment lui donner vie : la joie, la colère, l’étonnement, tout est possible…

Et voilà la photo de famille… ils sont expressifs nos masques, n’est-ce pas ?