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Un nouvel avantage avec ma carte Louvre familles

Ethel partie chez sa grand-mère, je compte bien profiter de ma carte Louvre familles et de mon nouvel avantage ! Et oui, depuis le mois d'avril, les adultes peuvent désormais accéder aux collections permanentes du musée sans être nécessairement accompagnés de leurs enfants. 
Voici une belle initiative qui va nous permettre, avec Pauline, de profiter encore plus de notre carte. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de la peinture du Nord. Si vous avez des idées ou des conseils pour une prochaine visite, n'hésitez pas !


La chasse aux lions


Pendant les vacances, décidément on l’aime ce Louvre !

Après la soirée africaine, je propose à Ethel un parcours sur le roi des animaux (trouvé sur le site du Louvre)
Pauline m’a dit que l’aile Richelieu est plus calme (faisons à confiance à l’experte).
Ethel, chapeau sur la tête et baskets aux pieds est prête pour le safari : la chasse aux lions est donc ouverte.
Première étape la cour Marly, magnifiquement ensoleillée en ce mercredi matin, nous y voyons beaucoup de sculptures de chevaux, mais Ethel et son amie Sophia n’en ont que faire, elles ne veulent que du lion.


Nous allons de découverte en découverte, les lions sont partout et même aux pieds des morts sur les tombeaux… 
- Mais pourquoi des lions ici ?  demande Ethel.
- Parce que le lion, symbole de force et de courage, était considéré comme le protecteur le plus efficace du sommeil des défunts. En effet, on pensait que le lion dormait les yeux ouverts, ce qui en faisait un gardien idéal. 

Ethel en reste bouche bée.
Subjuguées par la cruelle histoire de David et Goliath, nous nous aventurons dans la cour Puget et nous tombons nez à nez avec le Milon de Crotone : « Regarde maman, on voit les griffes du lion déchiqueter les cuisses de Milon, il est  méchant comme Scar » (cf Le Roi Lion (encore une fois…).






Nous sortons à peine du musée pour aller nous rafraichir qu’Ethel et Sophia commencent déjà à inventer de belles histoires avec des bergers, des chevaliers, des lions…
La chasse aura été fructueuse !

Emily Loizeau au Louvre

Les vacances tant attendues sont enfin là ! Ethel est surexcitée dès la sortie des classes ; d’autant plus que pour fêter ce grand événement (les vacances) qui tombent un peu trop souvent à mon goût, je lui propose une nocturne au Louvre : Emily Loizeau et Danyel Waro qui accompagnent en musique des films muets sur l’Afrique.





Arrivées sur place nous retrouvons deux amies d’Ethel, qui découvrent pour la première fois l’auditorium, « c’est trop beau », « Regarde sur scène, c’est quoi tous ces instruments Maman ? » ; Effectivement, nous sommes devant des instruments de musique africaine, que je n’avais jamais vu auparavant, mais heureusement le programme nous renseigne : kayamb, takamba...







Les films sont magnifiques et nous transportent au cœur de l’Afrique, pour une chasse à l’éléphant, à la girafe, des paysages magiques…  Nous démarrons un fabuleux voyage le temps d’une soirée !
Ethel et ses amies se lèvent et se trémoussent sur la musique créole très entraînante, tout en gardant un œil attentif à l’écran.









Une fois sorties, elles se racontent leur film préféré avec (entre autre) deux lionceaux qui se chamaillent et hop c’est parti pour les chansons du Roi Lion à tue tête rue de Rivoli : Un petit coup d’Hakuna Matata, les filles sont ravies « C’est quand la prochaine fois maman ? »
Les deux prochaines nocturnes avec Emily Loizeau sont les 13 mai et 17 juin, et promis, on y retourne !

Mercredi 20 avril de 14h à 18h


Encore une super idée pour les vacances : venez me rejoindre à la médiathèque du Louvre !
Je viendrai avec Ethel participer à des ateliers ludiques et artistiques animés par Caroline Desnoëttes, auteur de livres pour enfants.
Et nous serons sûrement ravies de repartir avec le nouveau livre préféré de ma fille  dédicacé : « Admire les couleurs des peintres ».
Pour être sûr de nous retrouver, réservez à : inscription_mediatheque@louvre.fr

Lundi 11 et 18 avril à 15h

Et oui, cela faisait longtemps que je profitais des astuces de Pauline et des sorties au Louvre sans oser me lancer côté blog. Pas évident de passer après Arsène et Pauline ! Mais bon, promesse faite, bonnes résolutions prises, je prends le relais !

Je choisis d’ailleurs bien ma semaine, car je vois se profiler ce moment magique et tout de même un peu angoissant : les vacances… Allez, reconnaissez que vous êtes comme moi : sans projet de voyage familial, sans certitude que la météo soit avec nous, en ne pouvant compter sur la rescousse des grands-parents que « la première semaine ma chérie, peut-être, c’est faisable, mais pas la deuxième »… Il y a de quoi paniquer un peu, non ?

Avec les vacances arrivent également les petits cousins (3 et 4 ans) et leurs parents, qui aimeraient passer du temps avec nous et profiter de notre connaissance des bons plans parisiens… Oui mais voilà, comment mettre tout le monde d’accord ? Comment convaincre Ethel que son petit cousin fatiguera sans doute avant qu’elle ne lui ait fait découvrir tous ses endroits préférés du Louvre, et que ce n’est pas juste pour l’embêter ?




J’ai peut-être trouvé la solution : découvrir autrement le cinéma au Louvre, en allant voir le 18 avril à l’auditorium un programme de films d’animation iraniens : Le corbeau et le drôle de moineau. Les images, vues sur internet, font plus qu’envie. Le programme est proposé dès trois ans, mais je suis moi-même curieuse de découvrir ces histoires venues de loin ! Ce sera le premier « cinéma »  du plus jeune cousin d’Ethel (moment émotion pour les parents)… et mademoiselle aussi a accueilli la proposition avec enthousiasme. A tel point que dès le 11 avril, elle emmène sa grand-mère (je vous assure qu’il est impossible de présenter les choses autrement) voir La boutique des pandas (des dessins animés chinois, cette fois). J’ai eu beau lui dire que j’avais l’impression qu’il s’agissait de films pour les petits, elle avait l’argument imparable « Mais je ne les ai jamais vus ! ». Effectivement, ce ne sont pas des films que l’on voit si souvent !





Et voilà, cela va déjà mieux : tout le monde est tombé d’accord du premier coup, nous aurons voyagé le temps d’une heure à l’autre bout du monde, et nous aurons sans doute beaucoup de choses à nous raconter pendant la pause goûter aux Tuileries (là je croise les doigts et j’adresse une rapide prière au dieu Râ… oui, grâce à ma fille, je vis maintenant à l’heure de l’Egypte antique).

Mercredi 31 mars, 16h30

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’adore les épopées, ces longs poèmes mêlant la légende à l’histoire. Elles me procurent une magnifique sensation d’évasion. Mais je ne pensais tout de même pas, en arrivant au Louvre après un trajet qui tenait du triathlon (bus-perturbations, course à pieds, métro) que je partirais aussi loin. J’avais choisi, pour ce mercredi, d’écouter l’épopée de Gilgamesh. En voici un petit résumé pour ceux qui ne connaissent pas. Elle se déroule vers 2700 avant Jésus Christ. 

Gilgamesh, roi d’Uruk (ville de Mésopotamie) est immense, et d’une force incroyable. Mais surtout, il est très dur et intransigeant envers ses sujets. Ces derniers, n’en pouvant plus, se tournent vers les dieux, qui confient à la déesse Aruru la confection d’un adversaire à sa taille : Enkidu, être d’eau et d’argile.  Mais il existe une différence de taille entre ces deux géants : Enkidu est aussi bon que Gilgamesh est dur. Après un long combat, Enkidu et Gilgamesh comprennent leur complémentarité et décident de devenir amis. Ensemble, ils font les 400 coups : ils combattent Humbaba, gardien de la forêt des cèdres où vivent les dieux ; le taureau céleste envoyé sur terre par Ishtar, déesse de l’amour dont Gilgamesh a refusé les avances… tant et si bien, qu’à la mort d’Enkidu, Gilgamesh manque devenir fou et part pour un très long voyage, à la rencontre d’Uta-Napishtim, afin d’obtenir de lui le secret de la vie éternelle. Mais à peine Gilgamesh s’est-il procuré la plante de jouvence, qu’un serpent la lui dérobe. C’est là qu’il comprend que la vie éternelle n’est pas dans la nature de l’homme et qu’il est sur terre pour profiter de la vie telle qu’elle lui est offerte. Il regagne alors son royaume et fait profiter son peuple de sa toute nouvelle sagesse.


Cette épopée nous a été merveilleusement contée par notre conférencière et dans les salles d’antiquité orientale, nous avons rencontré Humbaba, Ishtar, le taureau céleste, Enkidu et Gilgamesh. Nous avons aussi vu des tablettes d’argile en écriture cunéiforme, semblables à celles qui ont été découvertes à Ninive, et qui ont permis la reconstitution de cette épopée. Un bien beau voyage en vérité !












Maintenant, il faut que je vous dise quelque chose : vous savez que j’ai pris la carte Louvre Familles avec Emma, la maman d’Ethel. Elle est restée silencieuse jusque là, mais nous avons décidé qu’à partir de la semaine prochaine, ce serait elle qui vous raconterait ses visites au Louvre avec sa fille. Quant à moi, je vous dis à bientôt et merci pour tous vos commentaires !





Mardi 22 mars, 17h30


 «Combat», c’est le thème de la nocturne du Louvre où Pauline m’a emmené vendredi dernier ! J’ai vu tout de suite dans cette nocturne une opportunité de prendre la parole ou plutôt de l’arracher à Pauline un instant. Et oui, aujourd’hui, c’est moi, Stéphane, le compagnon de Pauline et père d’Arsène (bien fier) qui prend le clavier.




Tout d'abord, côté logistique : le parcours est fléché (flèches roses marquées «le Louvre Autrement») mais surtout, des agents d'une extrême gentillesse sont un peu partout dans le Musée et vous indiquent le lieu de votre prochain combat.
Côté combat justement : j’ai été servi ! Des matchs de boxe, donnés par des danseurs de Hip Hop dans les cours Puget et Kharsabad, des combats homériques, scènes de chasse et duels animaliers interprétés par de jeunes comédiens qui faisaient écho aux œuvres des salles d’objets d’art de l’aile Richelieu, et aussi des lecteurs sonores qui contaient des récits mythiques de grands combats dans la galerie Campana. Du rififi à tous les étages !


Ce que j’ai préféré : le match de boxe ! Et Pauline tient absolument à ce que je vous fasse part de son faible pour la danse dans la cour Puget, qu’elle adore !
En tout cas, le combat était bien inexistant entre les collections permanentes du Louvre et la création contemporaine !
Dépêchez-vous d’aller au combat, il reste une représentation vendredi prochain, le 25, à partir de 19 heures.