>

Premiers pas vers la Cité Interdite…

Je doute que l’information vous ait échappé, mais enfonçons le clou : pendant tout l’automne, une exposition permet de profiter de sa visite au Louvre pour partir à la découverte de la Cité Interdite sans pour autant quitter Paris. De quoi piquer la curiosité des enfants comme des parents, mais avouons-le, le parcours un peu long (trois salles à différents endroits du musée) ne facilite pas la découverte avec les plus petits. Dommage, me direz-vous. C’est sans compter avec toutes les activités proposées autour de cette exposition, qui permettront à chacun de trouver son bonheur, à son rythme et selon son âge.


Par exemple, Ethel et moi avons profité d’un fabuleux voyage vers Pékin hier, sans quitter l’auditorium du Louvre ! C’est en effet là que les enfants étaient attendus pour découvrir le Cerf-volant du bout du monde, un film de 1958 dans lequel une bande de gamins de Montmartre découvre dans un arbre un cerf-volant venu de Chine… dépaysement garanti pour les jeunes spectateurs de cette séance, qui ne découvraient pas seulement la Cité interdite mais également la vie des années 50 ! Et véritable instant nostalgie pour les plus grands, il faut l’avouer. De quoi patienter jusqu’à ce week-end… et aux nombreuses activités qui seront proposée aux familles autour des cerfs-volants.



Mais avant cela, je voulais surtout faire partager un autre « bon plan » pour les parents des plus petits. Jeudi l’auditorium propose une nouvelle séance de cinéma, autour de films d’animation chinois : La Flûte et le Grelot. Ces deux petits films musicaux en lavis animé (une technique très spécifique mise au point dans les studios de Shangai) nous plongent littéralement dans l’univers de la peinture traditionnelle chinoise. De jolies histoire autour d’animaux (et notamment d’un petit faon perdu qui rappelle d’autres souvenirs !), une séance courte (45 minutes) juste avant l’heure du goûter (la séance débute à 15h) : l’idéal pour faire ses premiers pas de cinéphiles dès 3 ans. Mais l’univers esthétique si particulier de ces films, leur poésie, saura aussi bien convaincre les enfants plus âgés et bien sûr leurs parents. Et oui, il y a mille et une façons d’approcher les mystères de la Cité Interdite en ce moment au Louvre, alors profitez en !
Pour réserver c'est ici !

Clip & Clap


Dès que j’ai vu le titre de cette nocturne « Qu’est ce qu’un tube ? », je me suis dit : ça c’est pour Ethel : elle qui me chante du Mika et du Emilie Jolie à longueur de journée, c’est une occasion de lui faire découvrir autre chose.
Animée notamment par Edouard Fouré Caul-Futy, producteur à France Musique, la séance démarre fort et les extraits musicaux nous font entrer dans le vif du sujet : des Quatre saisons de Vivaldi à D.A.N.C.E de Justice, nous voyageons à travers les années et découvrons l’évolution de ce « virus musical », Ethel sautille sur sa chaise, ravie de reconnaître quelques musiques !
On repartira  moins ignorantes après cette soirée :



Fan des Beatles lors d'un concert en juin 1965

Vous saviez vous, que, lors de leurs premiers concerts dans les stades, les Beatles ne s’entendaient même pas chanter et, leurs fans, bien qu’extatiques devant leurs idoles ne pouvaient pas profiter de la musique ? Heureusement pour nous : la qualité des concerts a bien évolué.












Une autre petite anecdote m’a bien fait rire : pour dire « tube », les allemands utilisent le mot « Ohrwurm » qui, littéralement, veut dire : ver d’oreille. Il n’y a pas à dire, c’est imagé !


A la fin : surprise, un groupe de rock monte sur scène et qui souhaite peut venir chanter avec eux. Là, ma fille se met à danser, ravie d’entendre Mickael Jackson et les Rita Mitsouko… Et moi je me dis : il en faut du cran quand même pour venir chanter devant toute la salle !


Prochaines séances : « La virtuosité » le 16 décembre; « La joute : la musique adoucit les meurtres » ; « La voix »… Tout un programme pour passer d’amateurs à professionnels !

Préparer son voyage vers l’au-delà !

Nous avons choisi les égyptiens pour notre premier atelier de l’année scolaire… un atelier famille que nous avons suivi ensemble et qui nous a beaucoup plu !

Savez-vous que les égyptiens avaient deux craintes : d’une part qu’on les oublie et d’autre part qu’ils n’aient pas assez à manger dans l’au-delà ! C’est pourquoi ils décoraient les murs de leurs tombes de scènes représentant la vie de tous les jours, un peu comme une bande dessinée en somme. On y voit des scènes d’agriculture, d’élevage, de banquets…Ils avaient aussi pour coutume de se faire enterrer avec leurs objets familiers (chaises, vases…). Pour eux, la vie dans l'au delà étant la même que sur terre, il fallait donc pouvoir disposer des mêmes objets ! C’est tellement logique ! Cela plaît beaucoup à Ethel tout cela…et elle commence déjà à se demander ce qu’elle aurait pris comme objets…il paraît qu’à la fin de l’atelier, une activité inédite nous attend… mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant…



Le seul mastaba exposé au musée du Louvre est celui d’Akhethétep, dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il avait une position élevée dans la société égyptienne. Mastaba veut dire banquette en arabe. C’est la construction qui surmontait les plus riches tombes de l'époque des grandes pyramides.

A l'intérieur, une chapelle décorée accueillait famille et visiteurs et servait au défunt à communiquer avec le monde des vivants. Il pouvait ainsi bénéficier de la nourriture et des boissons apportées par ses proches. Et si ces derniers oubliaient de lui rendre visite, des décors de pains, patte de bœuf, volailles, fruits et légumes ornait une table d'offrande en pierre. Ainsi Akhethétep pouvait se nourrir éternellement ! Un regard sur la nourriture suffisait pour ingérer celle-ci. Quelle magie !!!!

Nous avons appris plein de choses. Par exemple, les différentes épreuves que devaient passer le défunt pour accéder à l’au-delà. Le moment le plus important étant la pesée du cœur avant d’entrer dans le royaume d’Osiris, il devait être plus léger qu’une plume ! Ethel a un peu de mal à comprendre…






Ensuite, en atelier, nous nous amusons à dessiner chacun notre mastaba : en gros, ce que nous souhaiterions emmener avec nous dans l’au-delà…il y a de tout : une télévision, un cheval, une plage, des chaussons de danse, des frites et même des brocolis sur le dessin de mon petit voisin… Incroyable, non !


Les nouveaux avantages de la carte Louvre familles

Entre le goûter et les devoirs d’Ethel, dans le stress de la rentrée j’ai trouvé 10 minutes pour me rendre sur le site du Louvre afin d’en apprendre un peu plus sur la grande exposition à venir  La Cité interdite. J’en ai profité pour me rendre dans la rubrique Familles, mon adhésion à la carte arrivant bientôt à échéance.
Bonne surprise, depuis le 5 septembre, la carte nous réserve encore plus d’avantages pour cette nouvelle saison :
A commencer par les films d’animation et les spectacles pour enfants de l’auditorium qui sont maintenant gratuits pour les adultes aussi, une raison de plus d’y emmener ma fille qui les adore.
Puis l’abonnement d’un an au magazine le Petit Léonard qui plonge nos enfants au cœur de l’art et du patrimoine. Ma fille avait découvert le numéro de Juin sur le musée Delacroix, et avait surtout adoré les jeux … L’occasion d’apprendre en s’amusant!
(c) A. Mongodin

Et une boîte de pastels à l’huile qui va lui permettre de dessiner à sa guise toutes ses aventures, de l’école au musée, sans oublier les vacances !
Puis j’ai lu que le musée ouvrirait ses portes exclusivement aux adhérents de la carte lors d’une soirée incroyable le 11 février 2012, - vous imaginez : le Louvre que pour nous ! - Là, c’est décidé, je nous réinscris et c’est ici.

Les chefs-d'oeuvre du Louvre

Connaissez-vous les chefs d’œuvre du Louvre ? Sur le bout des doigts ? Si vous hésitez, faites comme Ethel et moi : participez à la visite en famille Les chefs-d’œuvre du Louvre. Guidées avec d’autres familles par une conférencière, nous avons percé le mystère des œuvres phares du musée !

Nous avons fait un tour dans le Louvre médiéval où nous avons découvert qu’il existait un château-fort à la place du musée. Nous avons pu voir sa maquette et même des pans de murs de ce château construit au début du 12e siècle, par Philippe Auguste.






Puis, nous avons traversé la salle des Caryatides, qui servait autrefois de salle de bal, pour rejoindre la Vénus de Milo et plus loin, la Victoire de Samothrace. Ces deux statues majestueuses (elles mesurent plus de 2 mètres et pèsent près d’une tonne !) tiennent toute deux leur nom des îles sur lesquelles elles ont été retrouvées. La Vénus a su conserver sa tête mais la Victoire arbore de grandes ailes !











Puis direction la mystérieuse (et très prisée) Joconde. Dur dur de nous frayer un chemin parmi les touristes. La guide a cependant réussi à faire s’approcher les enfants avant de les inviter à s’assoir. Les questions des enfants ont fusé : « Quel âge a le tableau ? », « Quel personnage a inspiré la Joconde ? », « C’est le premier tableau au monde ? », « Pourquoi il est derrière une vitre ? ».










 Enfin, nous avons contemplé "Le Sacre de Napoléon" (les enfants ont tout de suite reconnu la couronne que nous avions pu admirer en vrai dans la Galerie d’Apollon
quelques instants plus tôt), "Le radeau de la Méduse" et "La Liberté guidant le peuple", dans la salle des grands formats.



« Maman, c’est génial ! On retourne voir la Vénus de Milo, c’est ma préférée ? »


Bonnes vacances !

Nous sommes déjà le 18 juillet et il est grand temps de boucler les valises et d’aller respirer l’air du grand large…

Alors voici quelques derniers conseils pour un bel été au Louvre: 



Profitez sans modération du jardin des Tuileries*, havre de verdure au coeur de la ville, son aire de jeux pour enfants, de ses marchands de glace, ses terrasses de café... ouvert jusqu’à 21h tous les soirs en été : on peut même venir y pique-niquer en famille !


Vous pouvez également participer à une activité organisée par le musée :
- Jusqu’au 31 juillet, des visites pour les familles sont organisées pour vous (« Les chefs-d’œuvre du Louvre », « Qu’est-ce qu’un musée »…).
- A partir du 20 août, après une petite pause, reprise des visites pour les familles (« Toucher pour voir », « Photographier le Louvre »…) et des ateliers pour les enfants (« Dans l’atelier du peintre », « De l’icône au portrait »…).

Pour tout savoir cliquez ici :





Encore une très bonne idée : venez découvrir en famille « le papier à l’œuvre », une exposition présentée par le Louvre et Canson, sur les artistes et le papier, du XVe siècle à aujourd’hui.  
Blanc, coloré, transparent, huilé, tramé ou filigrané, découpé, déchiré ou malmené, récupéré, vous verrez combien le papier est un acteur à part entière du dessin. Et cela donnera peut-être quelques idées pour des activités à la maison autour du papier…












* Pourquoi les Tuileries ?
Ethel n’arrêtait pas de me questionner... Maintenant, je sais !
Ce nom provient des tuiles qui étaient à l’époque fabriquées dans ce quartier. Le palais des Tuileries, construit sur l’ordre de  Catherine de Médicis a été détruit en 1871 par un incendie, il n’existe plus mais le jardin a gardé son nom.




Le visage et ses expressions





Imaginez douze enfants et un adulte avançant masqués dans les salles du Louvre. Non vous ne rêvez pas…nous sommes bien au Louvre et c’est autorisé, seulement dans le cadre de l’atelier « le visage et ses expressions » !

Attention, avec Marianne, l’animatrice de l’atelier, les consignes sont claires : si on porte son masque, c’est motus et bouche cousue – on parle seulement avec des gestes -  et les enfants semblent adorer.

Arrivés dans la cour Puget,  Marianne nous emmène une statue de Jean-Baptiste Lemoyne : « Qu’est-ce que ça raconte ? Observez-bien… l’expression du visage est une bonne piste, puis la position du corps, regardez le bras de la jeune femme… »

Chacun donne alors sa version de l’histoire…




Marianne finit par nous raconter l’histoire qui a inspiré l’artiste. Il s’agit de Pomone, une nymphe qui avait comme passion les vergers et des fruits. Vertumne était désespérément amoureux de Pomone mais cette dernière le repoussait toujours. Alors il se déguisa en bien de personnes différentes pour être près de Pomone.
Un jour, déguisé en une vieille femme, Pomone lui a permis d'entrer pour discuter. Vertumne – sous ses habits de vieille femme -  lui dit beaucoup de bien sur Vertumne. Pomone regretta alors d'avoir éconduit un si charmant jeune homme et alors Vertumne redevint lui-même. Ses vergers ont maintenant deux jardiniers !!

C’est vrai que les sculptures peuvent raconter de sacrées histoires !!
En regardant la statue sous un autre angle, on comprend mieux l’histoire...

Puis Marianne nous questionne : « Est-ce du marbre ? Est-ce plein ou creux à l’intérieur ?  » En fait, c’est simple à retenir, si c’est du marbre, c’est plein à l’intérieur. Le sculpteur utilise masse, marteau, pointe afin de tailler le marbre et enlève peu à peu les morceaux.



Puis nous allons à la découverte d’autres sculptures aux alentours. Ma préférée, c’est le pêcheur à la coquille et Marianne de nous interroger à nouveau « quand un visage sourit, est-ce seulement la bouche ? Regardez bien ! »


« Certaines têtes sont parfois tellement expressives qu’il ne leur manque plus que la parole…Regardez Voltaire… Regardez la vie qu’il y a dans ses yeux».  J’aurais même dit de la malice !



De retour en atelier, chacun commence à personnaliser son masque.
A chacun de décider comment lui donner vie : la joie, la colère, l’étonnement, tout est possible…

Et voilà la photo de famille… ils sont expressifs nos masques, n’est-ce pas ?